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Gastronomie portugaise : les 18 spécialités à absolument goûter lors de votre voyage

Découvrez les 18 spécialités de la gastronomie portugaise à goûter absolument : bacalhau, francesinha, pastéis de nata et bien d'autres trésors culinaires du Portugal.

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Gastronomie portugaise : les 18 spécialités à absolument goûter lors de votre voyage

Table de spécialités portugaises : pastéis de nata, sardines grillées, caldo verde et vin de Porto

La gastronomie portugaise est l'une des plus sous-estimées d'Europe. Coincée entre une Espagne tapageuse et une Italie omniprésente, la cuisine du Portugal mérite pourtant qu'on traverse la péninsule rien que pour elle. Peu de pays peuvent se vanter d'avoir 365 recettes différentes pour un seul ingrédient — la morue — et un sandwich tellement généreux qu'il constitue un repas à lui tout seul.

Ce guide vous emmène à travers les 18 spécialités portugaises que tout voyageur se doit de goûter, des ruelles de Lisbonne aux caves de Porto, en passant par les marchés aux poissons de l'Algarve et les tavernes de l'Alentejo. Préparez votre appétit.


Pourquoi la cuisine portugaise est-elle si unique ?

La cuisine portugaise est le produit direct de son histoire maritime. Quand Vasco de Gama contournait l'Afrique au XVᵉ siècle, il ne ramenait pas que des épices dans ses cales : il importait aussi des techniques, des ingrédients et des façons de manger qui ont durablement transformé la table portugaise.

Trois piliers définissent cette gastronomie :

  • La morue (bacalhau) : salée et séchée pour survivre aux longues expéditions en mer, elle est devenue l'âme culinaire du pays. Le Portugal est aujourd'hui le premier consommateur mondial de morue, et les Portugais la cuisinent d'au moins 365 façons différentes — une par jour de l'année, dit le dicton.
  • L'huile d'olive : le Portugal produit des huiles d'olive parmi les plus primées au monde (notamment dans la région de l'Alentejo), et aucun plat ne s'en passe.
  • Les influences des anciennes colonies : la cannelle, le curry, le piri-piri (piment africain) et même le thé sont arrivés par la route des épices et ont été intégrés de façon durable dans la cuisine portugaise.

Contrairement à sa voisine espagnole — dont nous avons d'ailleurs exploré les spécialités de l'Andalousie au Pays Basque — la cuisine portugaise mise moins sur le spectaculaire et davantage sur la sincérité des produits : un poisson grillé avec un filet d'huile d'olive, une soupe de légumes du jardin, un riz longuement mijoté.


Les plats salés incontournables de la gastronomie portugaise

Bacalhau : le roi de la table portugaise

Impossible de parler de gastronomie portugaise sans commencer par le bacalhau. Cette morue séchée et salée est réhydratée pendant 24 à 48 heures avant d'être cuisinée. Elle n'est jamais servie telle quelle : elle se transforme en gratins, en beignets, en salades tièdes ou en plats mijotés.

Les 5 préparations de bacalhau à goûter :

  • Bacalhau à Brás : le plus emblématique. La morue effilochée est revenue avec des pommes de terre en fines allumettes, des oignons et des œufs brouillés, le tout garni d'olives noires et de persil frais. Un plat réconfortant qu'on trouve dans toutes les tascas (tavernes) du pays.
  • Bacalhau com Natas : un gratin de morue à la crème, gratiné au four avec une chapelure croustillante. Plus riche, plus onctueux, c'est le plat des dimanches en famille.
  • Pastéis de Bacalhau : des beignets croustillants à base de morue, pommes de terre et persil, frits jusqu'à obtenir une croûte dorée. L'apéritif portugais par excellence, souvent dégusté avec un verre de vinho verde.
  • Bacalhau à Gomes de Sá : originaire de Porto, ce plat superpose des couches de morue, pommes de terre et oignons, le tout cuit au four avec des œufs durs et des olives.
  • Bacalhau à Lagareiro : la morue est rôtie au four avec des pommes de terre écrasées, généreusement arrosée d'huile d'olive et d'ail. La simplicité à l'état pur.

Plat traditionnel de bacalhau à Brás, gratin de morue aux pommes de terre et œufs Photo de David Magalhães sur Unsplash


Francesinha : le sandwich qui défie l'estomac

Si vous passez par Porto, un plat domine tous les autres : la francesinha, littéralement « la petite française ». Ne vous fiez pas à son nom mignon : c'est un monstre de calories et de générosité.

Inventée dans les années 1960 par un Portugais revenu de France (d'où le nom, inspiré du croque-monsieur), la francesinha est un sandwich composé de pain de mie, jambon, saucisse fraîche, chipolata et steak de bœuf, le tout recouvert de fromage fondu et nappé d'une sauce épaisse à base de tomate, bière et piri-piri. Elle est généralement servie avec un œuf au plat sur le dessus et une montagne de frites.

Où manger la meilleure francesinha à Porto ? Les locaux recommandent le Café Santiago, le Brasão Cervejaria Aliados ou encore le Yuko Tavern. Comptez entre 10 et 14 € pour une francesinha complète. Un conseil : venez le ventre vide, et ne prévoyez rien de physique après.


Les fruits de mer et poissons : la fraîcheur de l'Atlantique

Avec plus de 900 km de côtes, le Portugal est un paradis pour les amateurs de produits de la mer. La cuisine portugaise respecte le poisson comme peu de cuisines européennes : un poisson grillé au charbon de bois, simplement arrosé d'huile d'olive et de citron, est un repas complet et parfait.

Les incontournables de la mer :

  • Sardinhas assadas : les sardines grillées sont l'emblème de Lisbonne, surtout en juin pendant les fêtes de Santo António. Grillées sur des barbecues de rue, elles embaument des quartiers entiers. Servez-les sur une tranche de pain de maïs (broa) pour l'expérience complète.
  • Polvo à Lagareiro : le poulpe rôti au four avec des pommes de terre écrasées, de l'ail et un torrent d'huile d'olive. Une spécialité qu'on trouve principalement dans le centre et le nord du pays. Le poulpe est d'abord attendri (souvent par congélation), puis rôti jusqu'à ce qu'il soit croustillant à l'extérieur et fondant à l'intérieur.
  • Arroz de Marisco : un riz aux fruits de mer crémeux, à mi-chemin entre la paella et le risotto. Crevettes, moules, palourdes et langoustines mijotent dans un bouillon parfumé au vin blanc et à la coriandre. C'est le plat de fête par excellence, surtout dans la région de Setúbal.
  • Cataplana : originaire de l'Algarve, ce plat doit son nom à l'ustensile en cuivre dans lequel il cuit — une sorte de cocotte en deux parties qui scelle les saveurs. La version classique mêle lotte, crevettes, palourdes, poivrons et tomates dans un bouillon légèrement épicé.
  • Amêijoas à Bulhão Pato : des palourdes revenues à l'ail, à l'huile d'olive et au vin blanc, avec une touche de coriandre fraîche. Un classique des entrées portugaises, simple mais irrésistible.

Les viandes qui racontent le terroir

Si le poisson règne sur la côte, l'intérieur des terres a développé des traditions carnées toutes aussi savoureuses.

  • Cozido à Portuguesa : le pot-au-feu portugais. Un bouillon riche dans lequel mijotent poulet, porc, bœuf, chorizo, boudin, chou, carottes, navets et pommes de terre. Aux Açores, une variante spectaculaire appelée cozido das Furnas est cuite pendant 6 heures dans des marmites enterrées dans les fumerolles volcaniques.
  • Carne de Porco à Alentejana : un mariage terre-mer typique de l'Alentejo. Des cubes de porc marinés au vin blanc et à l'ail sont revenus avec des palourdes, le tout parfumé à la coriandre. Un plat rustique et profondément satisfaisant.
  • Bifana : le sandwich de rue portugais par excellence. De fines tranches de porc marinées au vin blanc, à l'ail et au paprika sont cuites dans leur jus, puis servies dans un pain moelleux. Simple, rapide, et terriblement addictif — surtout avec une moutarde forte et un verre de bière pression.
  • Alheira : un saucisson fumé en forme de fer à cheval, né d'une histoire fascinante. Les juifs portugais, contraints de se convertir au catholicisme, simulaient la consommation de porc en fabriquant des saucisses à base de pain et de volaille. Aujourd'hui, l'alheira de Mirandela (région de Trás-os-Montes) est protégée par une IGP et se déguste grillée avec des légumes et un œuf au plat.
  • Leitão à Bairrada : le cochon de lait rôti entier, lentement cuit au four à bois jusqu'à ce que la peau soit croustillante comme du verre et la chair fondante. La région de Bairrada (entre Coimbra et Aveiro) en est la capitale incontestée.

Les soupes : l'âme réconfortante du Portugal

Le Portugal est un pays de soupes. Aucun repas portugais traditionnel ne commence sans un bol de soupe fumante.

  • Caldo Verde : la star nationale. Une soupe onctueuse à base de pommes de terre et de chou vert (couve galega) émincé en filaments, enrichie d'une tranche de chorizo et d'un filet d'huile d'olive. Originaire de la région du Minho, au nord, on la trouve aujourd'hui dans tout le pays. Elle accompagne souvent les festivités et se marie parfaitement avec un verre de vinho verde.
  • Sopa de Peixe : la soupe de poisson portugaise est un repas complet. Fidèle à la tradition, elle utilise les poissons de la pêche du jour, mijotés avec des tomates, oignons, pommes de terre et parfois un peu de piri-piri pour relever l'ensemble.
  • Açorda à Alentejana : une soupe épaisse à base de pain rassis, d'ail, de coriandre et d'huile d'olive, sur laquelle on dépose un œuf poché. Un plat paysan né de la nécessité de ne rien gaspiller, devenu une icône de la cuisine de l'Alentejo.

Les douceurs portugaises : bien plus que le pastel de nata

Pastéis de Nata : la star mondiale

On ne peut pas évoquer la gastronomie portugaise sans parler du pastel de nata. Cette petite tartelette au flan, à la pâte feuilletée croustillante et à la crème brûlée en surface, est devenue le symbole culinaire du Portugal dans le monde entier.

La recette originale est née au monastère des Jerónimos, dans le quartier de Belém à Lisbonne, au début du XIXᵉ siècle. Les moines utilisaient des blancs d'œufs pour amidonner leurs habits, et les jaunes restants servaient à confectionner des pâtisseries. Aujourd'hui, la Pastéis de Belém (l'enseigne historique, toujours en activité) vend plus de 20 000 pastéis de nata par jour en haute saison.

Un pastel de nata se déguste tiède, saupoudré de cannelle et de sucre glace. Comptez environ 1,20 € l'unité dans une pâtisserie classique de Lisbonne.

Pastéis de nata fraîchement sortis du four dans une pâtisserie de Lisbonne Photo de Diogo Nunes sur Unsplash


Au-delà du pastel de nata : le trésor des pâtisseries conventuelles

La pâtisserie portugaise est l'une des plus riches d'Europe, en grande partie grâce à l'héritage des couvents et monastères. La doçaria conventual (pâtisserie conventuelle) utilise abondamment les jaunes d'œufs et le sucre, créant des douceurs d'une richesse incomparable.

  • Ovos Moles de Aveiro : des coques en hostie en forme de coquillages, remplies d'une crème onctueuse aux jaunes d'œufs et au sucre. La première pâtisserie portugaise à avoir obtenu une AOP (Appellation d'Origine Protégée).
  • Toucinho do Céu : littéralement « lard du ciel », un gâteau dense aux amandes et aux œufs, sans aucune trace de porc malgré son nom trompeur. Originaire du couvent de Santa Clara à Guimarães.
  • Bola de Berlim : le beignet portugais. Plus gros et plus aéré que son cousin berlinois, il est fourré à la crème pâtissière (la crème est jaune vif, grâce aux jaunes d'œufs) et roulé dans le sucre. On en trouve sur toutes les plages portugaises, vendus par des marchands ambulants.
  • Queijadas de Sintra : des petits cheesecakes moelleux à base de fromage frais, de sucre, d'œufs et de cannelle. Une spécialité de la ville de Sintra depuis le XIIIᵉ siècle.
  • Travesseiros de Sintra : des « oreillers » de pâte feuilletée fourrés à la crème d'amandes. L'enseigne Piriquita, dans le centre historique de Sintra, en détient la recette originale depuis 1862.
  • Pão de Ló : le gâteau éponge portugais, incroyablement moelleux et légèrement humide en son centre. La version d'Ovar est la plus réputée.

Les boissons portugaises à ne pas manquer

Vinho do Porto : l'or liquide du Douro

Aucun voyage culinaire au Portugal n'est complet sans une dégustation de vin de Porto. Ce vin fortifié, produit exclusivement dans la vallée du Douro, se décline en plusieurs styles : Ruby (jeune, fruité), Tawny (vieilli en fût, notes de noix et de caramel), LBV (Late Bottled Vintage, puissant et complexe) et Vintage (l'exception, issu d'une seule année exceptionnelle).

Les caves historiques se visitent à Vila Nova de Gaia, juste en face de Porto sur l'autre rive du Douro. Comptez entre 15 et 35 € pour une visite avec dégustation. Un excellent Tawny de 10 ans d'âge se trouve autour de 20-25 € la bouteille au Portugal.

Vinhos Verdes et autres vins de table

Le Vinho Verde — littéralement « vin vert », mais qui signifie plutôt « vin jeune » — est un vin blanc légèrement pétillant, frais et peu alcoolisé (8,5 à 11 %), produit dans la région du Minho. C'est le compagnon idéal des fruits de mer et des salades estivales. On en trouve à partir de 3-4 € la bouteille en supermarché portugais.

Ne passez pas à côté des vins rouges de l'Alentejo (puissants, généreux) et du Dão (élégants, minéraux), ni des blancs de Bucelas près de Lisbonne. Le Portugal produit des vins d'un rapport qualité-prix exceptionnel : un très bon vin portugais coûte rarement plus de 10-12 € au restaurant.

Ginjinha et liqueurs

La Ginjinha (ou simplement ginja) est une liqueur de griottes (cerises acides) originaire de Lisbonne. Elle se boit dans des petits gobelets en chocolat ou dans des verres à shot, souvent avec une ou deux griottes au fond. L'enseigne historique A Ginjinha, sur le Largo de São Domingos à Lisbonne, sert la même recette depuis 1840. Le shot coûte environ 1,50 €.

Les Portugais apprécient aussi le Licor Beirão (une liqueur aux herbes, l'équivalent d'un Jägermeister local), l'Aguardente (eau-de-vie de vin) et la Medronho (eau-de-vie de fruits de l'arbousier, typique de l'Algarve).


Guide express : que manger selon la région visitée

RégionÀ goûter absolumentLa boisson qui va avec
Porto et NordFrancesinha, tripas à moda do Porto, bacalhau à Gomes de SáVinho do Porto, Vinho Verde
Lisbonne et CentrePastéis de nata, sardinhas assadas, arroz de mariscoGinjinha, vins de Bucelas
AlentejoCarne de porco à alentejana, açorda, migasVins rouges de l'Alentejo
AlgarveCataplana, amêijoas, poisson grilléMedronho, vins blancs de l'Algarve
AçoresCozido das Furnas, fromage São JorgeThé de São Miguel, vin de Pico
MadèreEspetada, bolo do caco, peixe-espadaVin de Madère, poncha

5 conseils pratiques pour bien manger au Portugal

  1. Mangez où mangent les Portugais. Le meilleur indicateur d'un bon restaurant au Portugal n'est pas le guide — c'est le nombre de locaux attablés à midi. Une tasca sans prétention avec des nappes en papier et une carte manuscrite sert souvent les plats les plus mémorables.

  2. Ne zappez pas les entrées (couvert). Au Portugal, on vous apporte automatiquement du pain, du beurre, des olives, parfois du fromage ou des beignets de morue. Ces entrées sont payantes (comptez 2 à 5 € par personne). Si vous n'en voulez pas, dites poliment « não, obrigado/a » et le serveur les retirera sans problème.

  3. Apprenez à commander votre bacalhau. Ne demandez jamais simplement « du bacalhau » — on vous regardera avec perplexité. Choisissez votre recette : à Brás, com Natas, à Lagareiro… chaque préparation est un plat différent.

  4. Le déjeuner est le repas principal. Les Portugais déjeunent entre 12h30 et 14h30, et c'est à ce moment-là que vous trouverez les pratos do dia (plats du jour) les plus frais et les moins chers. Un déjeuner complet (soupe + plat + dessert + café) coûte souvent entre 8 et 12 € dans une tasca de quartier.

  5. Goûtez le café portugais. Le Portugal a une culture du café très ancrée. Commandez une bica (Lisbonne) ou un cimbalino (Porto) — l'équivalent d'un espresso serré — et vous comprendrez pourquoi les Portugais en boivent 4 à 5 par jour. Pour un café allongé, demandez un abatanado.


Foire aux questions

Quel est le plat national du Portugal ?

Le Portugal n'a pas un plat national unique, mais le bacalhau (morue) sous toutes ses formes est unanimement considéré comme l'identité culinaire du pays. Le Bacalhau à Brás et le Cozido à Portuguesa sont souvent cités comme les plats les plus représentatifs de la table portugaise.

Combien coûte un repas au Portugal ?

Le Portugal reste l'un des pays d'Europe occidentale les plus abordables pour manger. Un repas complet (entrée, plat, dessert, boisson) dans une tasca coûte 10 à 15 € par personne. Dans un restaurant gastronomique, comptez 30 à 60 €. Un pastel de nata avec un café : moins de 2 €.

La cuisine portugaise est-elle épicée ?

Non, la cuisine portugaise traditionnelle n'est pas épicée au sens où on l'entend pour les cuisines asiatiques ou mexicaines. Le piri-piri (piment oiseau africain) est utilisé avec parcimonie, principalement sous forme de sauce servie à part pour le poulet grillé. La vraie signature de la cuisine portugaise, c'est l'usage généreux de l'ail, de l'oignon, de la coriandre fraîche et de l'huile d'olive.

Peut-on bien manger végétarien au Portugal ?

C'est plus difficile que dans d'autres pays européens, mais pas impossible. Les soupes (caldo verde sans chorizo, sopa de legumes) sont naturellement végétariennes. Les peixinhos da horta (haricots verts en beignets), les migas (pain et légumes), les salades de poulpe (demandez sans poulpe) et les fromages portugais offrent des options. Lisbonne et Porto comptent désormais de nombreux restaurants végétariens et végans de qualité.

Quelle est la différence entre les pastéis de nata et les pastéis de Belém ?

Les Pastéis de Belém sont la version originale, produite exclusivement par la pâtisserie du même nom dans le quartier de Belém à Lisbonne, selon une recette secrète inchangée depuis 1837. Les pastéis de nata sont toutes les autres versions, produites partout au Portugal et dans le monde. La différence est subtile mais réelle : la pâte de Belém est plus croustillante et la crème plus onctueuse selon les connaisseurs.

Quels souvenirs culinaires rapporter du Portugal ?

  • Bacalhau séché (vérifiez les règles douanières de votre pays)
  • Conserves de poisson portugaises (sardines, thon, poulpe) — de véritables œuvres d'art en boîte, les marques comme Pinhais, Nuri ou José Gourmet sont très prisées
  • Vinho do Porto (excellent rapport qualité-prix au Portugal, comptez 15-30 € pour un très bon Tawny)
  • Vinho Verde (léger, idéal pour l'été)
  • Pâte de piri-piri ou piments entiers séchés
  • Pastéis de nata — ils survivent 24 heures dans une boîte hermétique, à consommer rapidement
  • Fromage de São Jorge (Açores), Serra da Estrela ou Queijo de Azeitão — des fromages AOP à pâte molle

Le Portugal se mange avec les cinq sens

La gastronomie portugaise n'est pas qu'une liste de plats : c'est une expérience qui engage tous les sens. L'odeur des sardines qui grillent dans les ruelles de l'Alfama un soir de juin. Le bruit des couvercles de cataplana qui s'ouvrent dans une cuisine de l'Algarve. Le crissement de la croûte dorée d'un pastel de nata sous la dent. La chaleur d'un caldo verde qui réchauffe après une journée pluvieuse à Porto.

Le Portugal a compris quelque chose que beaucoup de destinations gastronomiques oublient : la grande cuisine n'a pas besoin d'être compliquée. Elle a juste besoin d'être vraie. Un poisson pêché le matin, grillé au charbon de bois, arrosé d'huile d'olive et servi avec des pommes de terre écrasées — voilà un repas qu'on n'oublie pas.

Alors, quand vous planifierez votre voyage au Portugal, laissez de la place. Pas seulement dans votre itinéraire, mais dans votre estomac. Le Portugal ne se visite pas seulement avec les yeux — il se déguste, une bouchée à la fois.

Bom apetite — ou comme on dit à Lisbonne, bom proveito !

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